L’Ours caillassé

L’Ours caillassé

Entre-sort & débats publics

Dates

  • du 11 au 26 janvier 2020
    Pavillon Mazar
    Toulouse

Notes & textes 

Pavillon Mazar en danger

 

 

Un théâtre en danger : LE PAVILLON MAZAR
Un merveilleux laboratoire pour les arts de la scène menacé
Une action artistique pour le sauver
Une métaphore d’ours et de montreurs d’ours
Une question posée à la cité toulousaine
Un cri aux élus d’aujourd’hui et de demain
Une urgence

 

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Ce projet répond à l’urgence imposée par une procédure d’éviction du Groupe Merci et du « laboratoire permanent des arts de la scène » Pavillon MAZAR.

Vu que dans la vie d’une équipe artistique la question des lieux de création et de transmission reste cruciale, nous, Groupe Merci, considérons donc que la défense du Pavillon Mazar fait partie de nos missions et de la synergie d’une compagnie.
Nous proposons de mener une réflexion publique sur les questions multiples que lèvent ces îlots de création au cœur de la cité.

Ce faisant la métaphore de « L’ours » accompagnera par une forme théâtrale des sujets comme :
Que faire de notre sauvagerie ? C'est quoi être « en voie de disparition » ? Qu’est-ce qu'être aux abois ?

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L’ours entre en Campagne
Transformer le Pavillon Mazar en Entre-sort

Au centre du Pavillon, une grande cage à fauve faite de métal et jonchée de nombreux galets retient un ours endormi dans la pénombre. D’une atmosphère moite et chaude émane une forte odeur animale. Des grognements et ronflements laissent présager que le sommeil de la bête est agité. Sur son lit de paille, gisent les restes de son dernier repas… des livres de théâtre, de la littérature contemporaine, les derniers prix littéraires, Goncourt, Renaudot… qu’il a dévoré avidement et joyeusement avant de s’endormir à nouveau.

Pourquoi cette bête au cœur de la ville ?

William Shakespeare voyait l’acteur comme l’ours enchâssé dans un tonneau de foire. C’était en son époque une attraction que les gens appréciaient. Ce public de foire montait sur des échelles pour voir cette bête par le haut de ce piège. En bas, des trous creusés dans le bois du tonneau permettaient à une meute de chiens d’exciter par leurs aboiements la bête qui, térrifiée et hurlant, se levait alors sur ses pattes arrière : le clou du spectacle. L’animal était mis aux abois (l’expression « être aux abois » trouve son origine dans ce rituel barbare).
Shakespeare y vit une métaphore du comédien face à son public : L’acteur en ours mis aux abois de la société. Nous jouerons cela littéralement.
Nous avons, en région Occitane, une très ancienne histoire avec les ours, ils ont dormi ici pendant des millénaires avant que nous vienne l’idée de les chasser de leurs vieilles bauges et de les exterminer jusqu’au dernier,
faisant endosser à cette pauvre bête tous les maux du monde. Ils incarnaient une sauvagerie que l’église ne pouvait admettre et, qu’en bon héritier de cette culture, nous n’admettrions jamais plus.
L’artiste est peut-être un avatar de cette sauvagerie comme semblait le penser le grand dramaturge. Ainsi avait-il encore le droit d’exister au milieu des hommes, encagé pour faire son numéro ? Condamné à faire attraction ou à survivre dans les écarts loin des civilisés. Shakespeare lui-même avait été relégué dans « les écarts » de Londres.
Aujourd’hui encore l’artiste est prié d’aller « jouer » plus loin, là où une vielle friche pourrait contenir, à l’écart encore et encore, son impertinence. Pourtant son biotope n’est pas à l’écart, il est bien au cœur névralgique de l’agora, dans l’histoire même de la cité, là où ses griffures restent dangereuses.

Objet de méditation philosophique & politique

Des lectures, des rencontres d’auteurs, de penseurs, de poètes, de performeurs, de plasticiens et musiciens seront également là, au chevet de la bête, pour lui donner la parole et faire entendre son râle bien au-delà de l'Occitanie. Une complainte de la nuit des temps, ici, là et maintenant au centre de Toulouse.

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Informations pratiques

Du 11 au 26 janvier, tous les jours sauf les lundis.
. 16h > 21h : entre-sort en continu. Entrez et venez voir la bête chassée, caillassée, venez voir l’ours avant qu’il ne disparaisse !
. 19h30 : visite guidée « de la bourse à l’ours » : départ place de la Bourse (rdv devant la fontaine) et déambulation jusqu'à l’urserie Mazar (durée env. 15').
. 20h : rencontres, débats, lectures, concerts, performances au côté de l'ours.
Programme complet disponible ICI

Au détour de votre visite du Pavillon Mazar...
Cabinet de curiosités :
. « Reliques d’un roi » : la peau et la tête de l’ours. Le dessin et le masque. Dessin d'Audrey Douanne. Masque de Joëlle Chateau
. « L'ours, l'artiste, la taxidermie et autres pratiques politiques ».
Réalisations des étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués spécialité Design - Option Produit).

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Twitter : @OursMazar #MazarEnDanger

Générique 

Sur une proposition du Groupe Merci, L'Ours caillassé a pu prendre forme grâce à un magnifique élan de solidarité de spectateurs, de nombreux compagnons de route, comédiens, régisseurs, constructeurs, auteurs, dramaturges, communicants, graphistes, designers digital, cuisiniers, logisticiens, conférenciers, guides, officiants, musiciens, performeurs... et l’indéfectible complicité du comité de soutien «  Pavillon Mazar en danger ».

Le PAVILLON MAZAR et le GROUPE MERCI (Catherine BEILIN, Georges CAMPAGNAC, Aurore CARPENTIER, Cinthia COROT, Joël FESEL, Céline MAUFRA, Alain PODAIRE, Marc RAVAYROL, Raphaël SEVET) remercient chaleureusement

Eglantine ALO, Christophe BALAS, Quentin BEAUFILS, Pascal BERNARD, Boris BILLIER, Olivier BOURREAU, Michel BRUN, Mike BUREAUX, Laurent BUSSON, Clarice BOYRIVEN, Clémentine CABROL, Jean-Marie CHAMPAGNE, Jérémie CHEVALIER, Carole CHINA, Ludor CITRIK, Gilles COHENCA, Clara COLAROSSI, Gilles COLLIARD, Didier COMBES, Cecilia COQUILLAT, Loren COQUILLAT, Romain COUDERC, Nadal CUINA, Frédéric DAUBAGNA, Pierre DÉAUX, François DE BANES GARDONNE, Sophie DELARUE, Manuel DIAZ, Julie DUCHAUSSOY, Kévin DO CARMO, Bruno FABIOUX, Cécile FRADET, Laurent FRATALLE, Sarah FREYNET, Kevin FRICOT, Nico FROMENT, Etienne FRON, Pauline GADEA, Sophie GALIBERT, Gabriel GARCIN, Isabelle GASPAR, Mathieu GAUZY, Gilles GONORD, Jean-Louis GUTH, Odile et Jean HEMMI, Ellena HENRY OSTERMANN, Stéphane HENRY, Luc JENNEPIN, Anne LACOMBE, Roland LAFON, Olivier LAPERT, Clémentine LAPHA, Eric LAREINE, Vincent LEBAS, Joël LECUSSAN, Yves LEPESTIPON, Benoit LOUIS, Coline LUBIN, Orlane MACIUSZCZAK, Tony MAINGOUTAUD, Florian MARIE-LUCE, Marie MEDEVIELLE, Joël MEDINA, Valentina MELOTTI, Nadine MIALOCQ, Alexandre MIQUEL, Jacques MITSCH, Karine MONNEAU, Gilbert MONSERRAT, Christian MOUTELIERE, Romain NICOLAS, Sylvie ORCIER et la compagnie Pipo, Manon PAYELLEVILLE, Arianna PELLINI, Luc PERILLAT, Emilie PERRIN, Nadège PERRIOLAT, Alice PFEIFFER, Philippe dit PHERAILLE, Eliott PINEAU ORCIER, Zoé POINT, Nelly PONS, Simon PRET, Luca RICCI, Nathalie RIZZARDO, Anthonio RODRIGUES, André RUTKA, Julien SABATIÉ, Anne SANTINI, Ilaria SENTER, Juliette SEQUEIROS, Eva SIRVEN et Newton, Anna SQUILLACE, Lucas ST FAUST, Florence TARBOURIECH, Helena TAHAR CHAOUCH, Hélène TEMPLON, Pierre THEBAULT, Faustine TOURNAY, Paul ULLIAC, Marie VANACKER.

Pour aller plus loin 

© photos : Luc Jennepin

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